Histoire de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier

 

 

LA SEIGNEURIE DE FOSSAMBAULT

Le 20 février 1693 le Gouverneur de la Nouvelle-France, Louis de Buade comte de Frontenac, concède à Alexandre Peuvret de Mesnu, écuier et sieur de Gaudarville, la seigneurie de Fossambault, ainsi nommée en l'honneur de sa mère Catherine Nau de Fossambault.

À la mort du premier seigneur, la concession revient entre les mains de sa fille et son mari, Ignace Juchereau Duchesnay.  Leur fils Antoine reçoit à son tour par succession les deux seigneuries, Gaudarville et Fossambault. 

C'est seulement lorsque le plus jeune des fils d'Antoine, Michel-Louis, héros de la bataille de Châteauguay, hérita de la seigneurie que celle-ci commença à prendre de l'essor.  Le nouveau seigneur de Fossambault profita de l'arrivée de nombreux immigrants irlandais à Québec pour les établir sur ses concessions.  Ils donnèrent le nom de "St-Patrice" à cette nouvelle patrie.

St-Patrice connut sa première vague de colonisation à partir d'octobre 1821.  C'était le commerce du bois avec le chantier naval de Québec et les ressources forestières qui attirèrent les premiers colons.  Mais ces pionniers étaient coupés de toute civilisation à cause du manque de réseaux routiers adéquats.   Une requête est adressée au Grand-Voyer pour tracer des chemins de communication.  Après une visite, ce dernier reconnaît le grand besoin et signe le 25 septembre 1823 le décret fixant les grandes lignes des chemins de front de lot de tous les rangs de la seigneurie.  C'est depuis cette date que nous avons le réseau routier que nous connaissons encore aujourd'hui.

Le 12 février 1825 Michel-Louis achète un lot du cinquième rang que traverse la décharge du lac Ontaritzi (le lac St-Joseph).  Il veut y bâtir un manoir et un moulin banal pour permettre à ses sensitaires d'y moudre le grain.

En 1838, son fils Antoine lui succède et fait construire le manoir actuel encore au flanc de la montagne.  Il ne reste que des ruines des autres bâtiments, le moulin,le séchoir à grain, la tannerie, l'usine de pouvoir électrique et la cabane à sucre.

En 1854 le régime féodale est aboli au Bas-Canada, à partir de cette date les propriétaires de seigneuries deviennent simples agriculteurs.  Le gouvernement prévoit, toutefois, des indemnités aux seigneurs, que cette loi dépouillait de plusieurs privilèges.

Le fils d'Antoine, Arthur, hérita du manoir seigneurial en 1886,  puis son épouse,  en 1903.  Cette dernière le cède tout de suite à sa belle-soeur, madame Taché, soit la grand-mère d'Anne Hébert.  En 1912, Madame Taché vend le manoir à une parente, madame Paul Garneau, née Hermine Prévost.  Il a appartenu à la famille Garneau jusqu'en 1956, et eut ensuite différents propriétaires.  Hector de St-Denys Garneau habita le manoir dont il fit un lieu de retraite jusqu'à sa mort en 1943.

Aussi le manoir Juchereau-Duchesnay est-il appelé maintenant par les gens, le manoir St-Denys-Garneau.  

(photo extraite du journal Le Catherinois)

 

 

 

UNE MUNICIPALITÉ

Le 7 décembre 1824, proclamation concernant l'érection civile de la paroisse de Sainte-Catherine.  La paroisse comprend tout le territoire de la seigneurie de Fossambault, soit un espace de 39 milles de superficie.

Le 1 juillet 1845, érection de la municipalité de Sainte-Catherine de Fossambault.

Le 1 septembre 1847, une nouvelle loi municipale remplace les municipalités de paroisse par des municipalités de Comté.  Donc, la municipalité de la paroisse de Sainte-Catherine devenait partie intégrante de la municipalité du comté de Portneuf.

Le 1 juillet 1855, une nouvelle loi jette les bases même du régime municipal actuel.  Elle crée un conseil de comté et un conseil municipal.  Sainte-Catherine redevient une municipalité.

Le 24 février 1868 une partie de la seigneurie de Bélair est annexée à Sainte-Catherine.

Le 6 juin 1870, c'est le détachement de Sainte-Jeanne de Neuville et en décembre celui de Saint-Augustin de Desmaures.

Le 10 juin 1936, la ville du Lac Saint-Joseph est constituée et se détache elle aussi.

Le 14 décembre 1946 la municipalité de Shannon (le St-Patrice des premiers colons) devient aussi autonome.

Le 10 mars 1949, une autre partie de Sainte-Catherine est détachée par l'érection en municipalité de Fossambault-sur-le-lac.

Depuis lors, Sainte-Catherine, d'abord appelée de Fossambault, puis de Portneuf, a pris il y a quelques années le nom de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier lorsqu'elle s'est intégrée à la MRC de la Jacques-Cartier.  (MRC, municipalité régionale de comté). 

Source:  Historique de Sainte-Catherine de Portneuf, 1978

     

 

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