On se sent bien petit,
et on s'accroche les uns aux autres. Nous allions constater les
résultats d'une inondation volontaire d'une semaine dans
le Grand Canyon, question de brasser les sédiments entassés
au fond. Processus autrefois naturel et annuel! |
Que de beauté!
Même à 200 kilomètres plus bas que le barrage
Glen Canyon, l'inondation s'est faite grandement sentir en rehaussant
les plages, havre paisible pour la faune( abeilles, serpents,
renards, chevreuils) et la flore
(dont l'herbe à puce). |
Une plage ainsi reconstituée
nous servira de camping pour la nuit.
À 6 heures le soir, il fait encore 40 degrés et
les murailles irradient encore le soleil accumulé.
On dormira sans tente ni couverture, à même le sol.
Entendez-vous le serpent à sonnettes? |
Un caméraman comme
François Laliberté, c'est douillet. Après
seulement 14 heures de tournage dans les rapides bouillonnants
et le vent brûlant, il faut maintenant le porter pour sauver
ses chaussures. Un bain l'aurait pourtant rafraîchi, l'eau
est à 10 degrés! |

Les USA sont un pays de mythes
gonflés aux stéroïdes. La route 66, de Chicago
à Los Angeles à travers tous les paysages, bénéficie
des récits des Jack Kérouack de ce monde. Ce qui
en reste est une succession de diners clinquants et de
mauvais goût même dans l'assiette. Mais les vieilles
serveuses 1950 sont si maternelles! |

Jolie danse de la pluie immobile
devant la montagne sacrée des Indiens Ute, directement
à la croisée des Four Corners, point de rencontre
du l'Utah, du Colorado, du Nouveau-Mexique et de l'Arizona. C'est
le pays Indien par excellence, et si vous n'avez pas lu les suspenses
de Tony Hillerman, précipitez-vous! |
Mesa Verde
Silence.
Contemplation. |

Éparpillés sur des
territoires immenses mais arrides, les Navajos éleveurs
de moutons se déplacent maintenant en pickup rouge d'une
station d'essence à l'autre, car les distances et la soif
sont immenses. Pour les voir danser, rien de plus simple, 19h30,
au square municipal de Cortez, non loin de Dolores, d'ailleurs. |